d'après Flora Gallica
- subsp. officinalis :
• Feuilles les plus grandes à segment terminal de 3ème ordre entier ou trifide.
• Tiges et pétioles glabrescents.
• Segments ultimes 50-140 x 10-40 mm, glabres ou légèrement pubescents à la face inférieure.
• 2-3(4) carpelles pubescents.
- subsp. huthii :
• Feuilles les plus grandes à segment terminal de 3ème ordre trifide à triséqué.
• Tiges et pétioles pubescents.
• Stigmate sessile.
• Segments ultimes 20-95 x 8-30 mm, densément pubescents à la face inférieure.
• 2-3(4) carpelles pubescents.
- subsp. microcarpa :
• Feuilles les plus grandes à segment terminal de 3ème ordre trifide à triséqué.
• Tiges et pétioles glabrescents.
• Stigmate porté par un style court.
• Segments ultimes 15-80 x 5-50 mm, ± pubescents à la face inférieure.
• 1-2(3) carpelles glabres ou pubescents.
C’est la sous-espèce la plus fréquemment citée, et la seule avérée, dans le département. Elle se distingue du type par ses feuilles profondément découpées, et de la sous-espèce microcarpa par sa villosité importante, les lobes foliaires ultimes plutôt lancéolés et un style nul.
Elle se cantonne à la moitié sud du département où elle se répartit en trois pôles à la limite Moyen-/Haut-Verdon, dans la Vallée du Jabron et le secteur Claret/Curbans.
- Indigène. Mai-juin. Hémicryptophyte. Européen et asiatique (Caucase).
- Première citation connue : Pierre-Joseph Garidel (Thorame-Haute, 1715).
- Du supraméditerranéen au sommet du montagnard [(600) 800-1700 m]. Héliophile à mésosciaphile, mésothermophile à mésocryophile, mésoxérophile à mésophile, calcicole, saxicline, humicole. Sols caillouteux sous ou en lisières de chênaies et de hêtraies, landes à genêt, fruticées mésothermophiles.
- 573 observations retenues/577 - 46/198 communes - 65/341 mailles. Elle est presque "commune" entre moyen et haut Verdon où elle trouve des conditions écologiques optimales. On trouve deux autres "noyaux" autour de Claret et Curbans d'une part et dans la vallée du Jabron d'autre part.
Les données de l'Ubaye sont plus problématiques, limite méridionale de la sous-espèce type ou taxons horticoles survivant à l'abandon de leur entretien ? Une série de vérifications faite en 2014 par l'un d'entre nous (F. Breton) plaideraient pour la seconde hypothèse (plantes toujours observées à proximité de restes d'une ancienne occupation humaine, et présentant un grand nombre de pétales, caractère généralement sélectionné dans les lignées horticoles). - Sensibilité régionale. Protection nationale.
Le nombre de stations non revues est étonnant pour une plante aussi spectaculaire et facile à identifier. Il peut s'agir d'un problème de régression (lié à la fermeture des milieux ?) ou de mauvaise localisation des relevés anciens.
Données SILENE : https://nature.silene.eu/espece/138535