d'après Flore de Coste
• Plante herbacée vivace.
• Tige de 20-80 cm, simple, glabre.
• Feuilles bi-triternées, à segments assez étroits, tous divisés en 2-3 lobes ordinairement bi-trifides et confluents, pubescents en dessous.
• Fleurs grandes, rouge-pourpre, à pétales obovales.
• Anthères plus courtes que les filets.
• 1-3(4) follicules glabres ou tomenteux, plus ou moins divergents et arqués à maturité.
Trois sous-espèces sont reconnues :
- le type, centro-européen, à feuilles peu découpées. En France, il est connu en Isère, la limite sud de son aire restant à préciser
- la sous-espèce huthii Soldano (= subsp. villosa (Huth) Cullen & Heywood), très velue à style nul,
- la sous-espèce microcarpa (Boissier & Reuter) Nyman (= subsp. humilis (Retz.) Cullen & Heywood), à style court et pilosité variable.
Elles sont toutes les trois citées dans le département, mais seul huthii est confirmée. Certaines plantes de la haute Ubaye parfois rapportées au type sont en fait des formes horticoles. La sous-espèce microcarpa est un taxon des Cévennes et du Roussillon, absent des Alpes-de-Haute-Provence.
- n° 75 du catalogue de L. Laurent (Paeonia officinalis Retz.).
- Indigène. Mai-juin. Hémicryptophyte. Européen et asiatique (Caucase).
- Première citation connue : Pierre-Joseph Garidel (Thorame-Haute, 1715).
- Du supraméditerranéen au sommet du montagnard [(600) 800-1700 m]. Héliophile à mésosciaphile, mésothermophile à mésocryophile, mésoxérophile à mésophile, calcicole, saxicline, humicole. Sols caillouteux en lisières et dans les chênaies et hêtraies, landes à genêt, fruticées mésothermophiles.
- Assez commun - 573 observations retenues/577 - 46/198 communes - 65/341 mailles. Elle est presque "commune" entre moyen et haut Verdon où elle trouve des conditions écologiques optimales. On trouve deux autres "noyaux" autour de Claret et Curbans d'une part et dans la vallée du Jabron d'autre part.
La donnée de Saint-Laurent-du-Verdon correspond à une plantation horticole.
Les données de l'Ubaye sont plus problématiques, limite méridionale de la sous-espèce type ou taxons horticoles survivant à l'abandon de leur entretien ? Des vérifications faites en 2014 par l'un d'entre nous (F. Breton) plaideraient pour la seconde hypothèse (plantes toujours observées à proximité de restes d'une ancienne occupation humaine, et présentant un grand nombre de pétales, caractère généralement sélectionné dans les lignées horticoles). - Protection nationale. Déterminante ZNIEFF.
Données SILENE : https://nature.silene.eu/espece/112042