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Molinie bleue

Molinia caerulea (L.) Moench, 1794

Poaceae
(† Graminées)
Description

   d'après Flore de Coste et Flora Helvetica
• Plante vivace de 30 cm à 1 m, glabre, à souche épaisse fibreuse et tenace.
• Tiges dressées, raides, longuement nues, à nœud unique caché par les gaines basilaires
• Feuilles planes, fermes, rudes, 2-6 mm. Ligule réduite à une couronne de poils.
• Panicule allongée (jusqu'à 30 cm), contractée après la floraison, dressée, étroite, souvent interrompue, violacée ou verdâtre, à rameaux raides ± appliqués, scabres, multiflores.
• Épillets lancéolés, de 4-6 mm, à 2-5 fleurs espacées et caduques, à axe glabre.
• Glumes inégales, uninervées. Glumelle externe de la fleur inférieure longue de 3-4 mm, ± obtuse, nervure médiane n'atteignant pas l'extrémité, arête nulle.
• Étamines violet noirâtre. Caryopse oblong-cylindrique.


   Elle se distingue de Molinia arundinacea, outre son port plus grêle, par une couleur verte plus soutenue.

  • n° 2198 du catalogue de L. Laurent (Molinia caerulea (L.) Moench).
  • Indigène. Juillet-septembre (octobre). Hémicryptophyte. Européen et asiatique.
  • Première citation connue : 1782, Michel Darluc (Saint-Étienne-les-Orgues).
  • De l'étage mésoméditerranéen au sommet du subalpin, de 250 à 2600 m. Héliophile à mésosciaphile, mésothermophile à mésocryophile, mésophile à mésohygrophile, indifférent au substrat et au pH, marnicole. Prairies humides, marais, nardaies, forêts, lisières, bords de marécages, de canaux et cours d’eau.
  • Commun - 542 observations retenues/716 - 97/198 communes - 153/341 mailles. C'est un taxon à affinités montagnardes (contrairement à Molinia arundinacea). L'évolution nomenclaturale fait que de nombreuses données se rapportent à Molinia arundinacea (un temps considéré comme une sous-espèce de M. caerulea). La carte est alors fausse par excès, les données inférieures à 800-900 m étant fortement douteuses, voire erronées pour les plus méditerranéennes. Tous les districts.

   Nombre de plantes et d'insectes sont étroitement interdépendants. Tel insecte est le pollinisateur (parfois unique) d'une plante donnée, telle plante est l'hôte (là aussi parfois unique) d'un stade larvaire d'un insecte.
   C'est notamment le cas pour certains lépidoptères (papillons). Décimés par les pollutions agricoles, ceux-ci font l'objet de plans d'actions national et régionaux visant à sauvegarder les populations les plus menacées ou vulnérables. Dans ce cadre, la connaissance d'une interdépendance revêt une importance particulière pour mettre en place des mesures de préservation.
   Les molinies sont, avec plusieurs espèces de brachypodes, les hôtes de la chenille de Carterocephalus palaemon, l'Hespérie du brome, espèce retenue dans le plan d'actions régional PACA.

Données SILENE : https://nature.silene.eu/espece/108718

Floraison :

JFMAMJJASOND

juillet-septembre (octobre)
Écologie :

Altitudes :

3000 m
2000 m
1000 m
0 m
Photos de la plante ( 7  photos disponibles)
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Cartographie Molinia caerulea
Commun - 97/198 communes
 Cité après 1999
 Cité avant 2000 seulement
 À confirmer/infirmer
 Erroné
Rédaction de la fiche : Georges GUENDE
Référentiel taxinomique : TaxRef v18
Mise en ligne de la fiche le : 01/02/2021
Modification ou ajout de photo(s) le : 28/05/2024