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Phytolaccacées
Phytolaccaceae R.Br., 1818

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Épervière

Hieracium L., 1753

Asteraceae
(† Composées)
Description

   (tribu Cichoriaceae)
   Les épervières forment un ensemble complexe.
   Seules quelques unes présentent une reproduction sexuée. La reproduction asexuée (apomixie(n.f.) Multiplication végétative des plantes, quel qu'en soit le processus, mais sans intervention de la sexualité. Contraire : amphimixie.), beaucoup plus fréquente, individualise une quasi infinité de populations de clones pour lesquelles la notion "classique" d'espèce trouve ses limites, d'autant plus que ces populations clonales peuvent s'hybrider entre elles.
   Entre clones, hybrides et espèces "sexuées", ce sont de multiples morphologies plus ou moins instables dans le temps qui se présentent à l'observateur. Et, sur le terrain, les choses se compliquent encore. Au sein d'une même population, la morphologie peut varier considérablement selon une floraison précoce ou tardive, ou s'il s'agit d'une repousse (après destruction de la première tige : entretien des bords de route, consommation animale). Espèces sociables, les épervières poussent volontiers en mélange. Enfin, elle présentent souvent des phases d'éclipses, une population pouvant apparaître, puis laisser la place à une autre pratiquement d'une année sur l'autre.
   Cette extravagante complexité (d'autant plus importante que l'arc alpin semble être le centre de diversité maximale du genre) a permis la publication de milliers de combinaisons nomenclaturales (plus de 3500) qui n'ont pas toujours un grand sens, regroupant des entités différentes ou, au contraire, nommant différemment divers aspects d'une même population.
   Le "référentiel" classiquement utilisé en France jusque dans les années 2000 était une adaptation pour notre pays, par De Retz dans les années 1950, d'une monographie de Zahn du début du XXe siècle. Ce référentiel, qui définit des sections basées à la fois sur des critères morphologiques et des hypothèses de filiation, n'est pas totalement satisfaisant, mal adapté à la phylogénie "en réseau" des épervières.
   Dans les Alpes-de-Haute-Provence, pas moins de 500 Hieracium ont été cités (dont une centaine de piloselles, genre Pilosella maintenant distinct du genre Hieracium sensu stricto auquel il était autrefois intégré). Et l'on constate que, sauf dans quelques cas, la majorité des données est ininterprétable. Il faut alors considérer que l'on doit repartir pratiquement à zéro pour aborder l'analyse de la diversité des épervières dans le département.
   Nous suivrons ici la tentative de Flora Gallica, une des flores les plus récentes, d'utiliser des bases plus strictement morphologiques, peut-être plus pratiques sur le terrain. Suivant les travaux en cours de J. Van Es du CBNAConservatoire botanique national alpin. et de J.-M. Tison, un des auteurs de Flora Gallica, nous ne retiendrons que les espèces (ou ensembles d'espèces) avérés ou probables dans le département. Ce sont plus ou moins 80 taxons qui seraient alors à prendre en compte, répartis dans une quinzaine de groupes. Au sein de chaque groupe sont distinguées des séries (regroupant des espèces très proches, la plus typique donnant son nom à la série) et/ou des espèces "uniques" bien typées.

   d’après Flora Gallica
Les difficultés et inconnues liées aux épervières n’épargnent pas les Alpes-de-Haute-Provence. Cette clé, d’après Flora Gallica, essaye de concilier les données avérées, les données plausibles et les taxons jamais cités, mais dont l’aire de répartition admise couvre tout ou partie du département ou de sa proximité.

1. Caractères suivants réunis : feuilles fortement glanduleuses, plus de 10 feuilles caulinaires développées, ligules jaune pâle à jaune citrin, involucre à poils glanduleux noirs très denses.
   Groupe A.

1'. Au moins 1 des caractères suivants : feuilles non glanduleuses. Moins de 10 feuilles caulinaires développées. Ligules jaune vif. Involucre à poils glanduleux clairs et/ou peu denses.
   -> Voir 2.

2. Réceptacle à membranes alvéolaires pratiquement réduites à des franges de cils simples ou glanduleux très denses.
   Groupe B.

2'. Réceptacle à membranes alvéolaires bordées de quelques cils simples ou glanduleux (parfois décomposées en franges membraneuses étroites), ou sans mamenbranes interalvéollaires.
   -> Voir 3.

3. Feuilles inférieures ayant, en moyenne, au moins 5 % de poils marginaux glanduleux (attention, les glanduleux sont beaucoup plus courts que les simples).
   -> Voir 4.

3'. Feuilles inférieures non glanduleuses ou à rares poils glanduleux épars.
   -> Voir 6.

4. Au moins 1 feuille caulinaire (sub)amplexicaule ou engainante.
   Groupe C.

4'. Aucune feuille caulinaire (sub)amplexicaule ou engainante.
   -> Voir 5.

5. Plante exclusivement chasmophytique (au sol seulement en pied de falaise) et exclusivement calcicole, des étages collinéen à subalpin.
   Groupe D.

5'. Plante souvent terrestre et exclusivement silicicole, des étages subalpin et alpin (si plante de basse altitude, cf. série de H. provinciale, groupe P).
   Groupe E.

6. Caractères suivants réunis : plante de l’étage alpin (ou pseudo-alpin sur les crêtes), feuilles basales des individus adultes majoritairement (sub)sessiles, 0-2 feuilles caulinaires développées (rameaux feuillés éventuels exclus), involucres à longs poils simples très denses.
   Groupe F.

6'. Au moins 1 des caractères suivants : plante étrangère à l’étage alpin. Feuilles basales des individus adultes majoritairement à limbe bien délimité du pétiole. Plusieurs feuilles caulinaires développées (rameaux feuillés éventuels exclus). Involucres à poils simples courts, épars ou absents.
   -> Voir 7.

7. Caractères suivants réunis : plante du Jura ou des Alpes, plante phyllopode, occasionnellement hypophyllopode si exubérante ou étiolée, feuilles basales majoritairement (sub)sessiles ou à pétioles courts se fondant dans une longue décurrence du limbe, réceptacle (sub)glabre.
   -> Voir 8.

7'. Au moins 1 des caractères suivants : plante étrangère du Jura ou des Alpes. Plante hypo- ou aphyllopode. Feuilles basales majoritairement nettement pétiolées. Réceptacle nettement poilu.
   -> Voir 9.

8. Caractères suivants réunis : bractées involucrales médianes à moins de 30 poils simples, feuilles caulinaires médianes à L/l > 5.
   Groupe G.

8'. Au moins 1 des caractères suivants : bractées involucrales médianes à plus de 30 poils simples. Feuilles caulinaires médianes à L/l > 5.
   Groupe H.

9. Caractères suivants réunis : bractées involucrales médianes à plus de 30 poils simples (généralement très longs ce qui donne un aspect laineux), normalement plusieurs feuilles caulinaires développées (rameaux feuillés éventuels exclus), poils des feuilles à dents majoritairement ≤ 1,5 fois leur diamètre basal, réceptacle subglabre.
   Groupe I.

9'. Au moins 1 des caractères suivants : bractées involucrales médianes à moins de 30 poils simples. Normalement 0-1 feuille caulinaire développée (rameaux feuillés éventuels exclus). Poils des feuilles à dents majoritairement > 1,5 fois leur diamètre basal. Réceptacle nettement poilu.
   -> Voir 10.

10. Poils des feuilles à dents majoritairement > à leur diamètre basal, formant un feutrage grisâtre sur les 2 faces (normalement plus de 30 poils par cm2 à la face supérieure). Plante du Jura et des Alpes.
   Groupe J.

10'. Poils des feuilles à dents majoritairement ≤ à leur diamètre basal, ou à dents plus longues, mais alors épars ou nuls à la face supérieure. Plante du Jura, des Alpes ou d’autres régions.
   -> Voir 11.

11. Poils des feuilles à dents le plus souvent > 1,5 fois leur diamètre basal. Parfois dents = 1-1,5 fois le diamètre basale du poil, mais alors tige tendant à se diviser dès la base ou la moitié inférieure en longs rameaux 1-2-céphales. Plante du Jura, des Alpes ou de Corse (1 station).
   Groupe K.

11'. Poils des feuilles à dents le plus souvent < à leur diamètre basal. Parfois dents = 1-1,5 fois le diamètre basale du poil, mais alors tige se ramifiant principalement dans son tiers supérieur. Plante du Jura, des Alpes, de Corse ou d’autres régions.
   -> Voir 12.

12. Caractères suivants réunis : réceptacles à membranes interalvéolaires majoritairement munie de 1-5 poils simples ou glanduleux (ne pas confondre poils et lacérations), plante phyllopode ou occasionnellement hypophyllopode, feuilles basales nettement > caulinaires inférieures.
   Groupe L.

12'. Au moins 1 des caractères suivants : réceptacles à membranes interalvéolaires majoritairement glabres ou à 1 poil (ne pas confondre poils et lacérations). Plante hypophyllopode, aphyllopode ou pseudophyllopode. Si plante hypophyllopode, feuilles basales ≤ ou à peine > caulinaires inférieures.
   -> Voir 13.

13. Au moins 1 feuille caulinaire à base ± auriculée ou engainante et/ou à tendance panduriforme (”en violon”) : base arrondie et marges légèrement concaves sur une partie de la moitié proximale. Si plus de 12 feuilles caulinaires, ne pas tenir compte de celles du quart inférieur).
   Groupe N.

13'. Feuilles caulinaires, si présentes, à base ni auriculée ni engainante et sans aucune tendance panduriforme.
   -> Voir 14.

14. Plante phyllopode (rarement hypophyllopode), des étages inférieurs à alpin. Majorité d’individus adultes ayant 0-7 feuilles caulinaires développées. Bractées involucrales médianes à poils étoilés parfois ± concentrés sur les marges. Floraison principale vernale (mars à mi-juin à basse altitude).
   Groupe O.

14'. Plante hypophyllopode, aphyllopode ou pseudophyllopode, surtout des étages inférieurs à montagnard (strictement aphyllopode si présente à l’étage subalpin). Majorité d’individus adultes ayant au moins 8 feuilles caulinaires développées (fausse rosette éventuelle comprise, même si très proche du sol). Bractées involucrales médianes à poils étoilés, si présents, nullement concentrés aux marges. Floraison principale estivale ou automnale (mi-juin à octobre à basse altitude).
   Groupe P.

Données SILENE : https://nature.silene.eu/espece/193276

Cartographie Hieracium
 Cité après 1999
 Cité avant 2000 seulement
 À confirmer/infirmer
 Erroné
Rédaction de la fiche : Christophe BONNET
Référentiel taxinomique : TaxRef v18
Mise en ligne de la fiche le : 01/02/2021
Modification ou ajout de photo(s) le : 01/01/2026